Le cheval est, avec le chien, l’un des meilleurs compagnons de l’homme parmi les animaux domestiques. Même s’il est moins commun de posséder un cheval qu’un chien, l’équitation est un sport que vous pourriez toujours pratiquer si vous êtes passionnés de chevaux.

Ce site s’adresse d’une part à tous ceux qui sont férus d’équitation. Il leur permettra d’acquérir une base cognitive solide sur le sujet. D’autre part, il permettra tout autant aux professionnels d’en apprendre plus sur leur équidé, notamment sur sa santé.

Introduction sur l’équitation

L’équitation est un ensemble de techniques visant à la conduite d’un cheval (ou d’un poney) sous l’action d’un cavalier. D’aucuns considèrent l’équitation comme un art, d’autres comme un loisir ou comme un sport. Les origines de l’équitation donnent lieu à diverses versions.

Cependant, la plus crédible veut que le cheval ait été domestiqué en Asie centrale dès la plus haute Antiquité. Il aurait ensuite été importé en Chine, en Asie occidentale, puis plus tard en Europe et en Afrique. La première représentation d’un cavalier quant à elle est originaire de Crète deux mille ans avant notre ère. Au départ, le cheval était surtout utilisé par les armées.

C’est avec l’avènement des véhicules motorisés qu’il a peu à peu été adopté par le «monde civil». L’équitation était donc pratiquée depuis ces temps, notamment par les cavaliers-archers sassanides qui utilisaient le cheval à la chasse, mais surtout au combat.

Mais, l’équitation telle que nous la connaissons aujourd’hui est apparue en Italie et plus précisément à Naples. En effet, entre le XVe et le XVIe, la citée Napolitaine atteint une telle notoriété en la matière que les écuyers venus de toute l’Europe venaient s’y perfectionner en équitation.

Plus tard, l’équitation conquit de plus en plus d’adeptes, en majorité des femmes et plus généralement la classe moyenne. C’est donc tout naturellement que l’équitation fut reconnue comme discipline olympique dès les tout débuts des JO en 1900 à Paris.

Trois disciplines y sont inscrites : le dressage, le concours complet et les sauts d’obstacles. La fédération équestre internationale est l’instance supra nationale chargée d’organiser et de réglementer les compétitions équestres internationales. Aux trois disciplines olympiques, elle reconnait quatre autres :

  • L’attelage
  • L’endurance
  • Le reining
  • La voltige en cercle

Aujourd’hui, on compte près d’un million de licenciés en équitation en France (700000 en 2014) et 239 hippodromes (2015). C’est le troisième sport le plus pratiqué dans l’hexagone après le football et le tennis, et le sport le plus pratiqué par les femmes.

Les bienfaits de l’équitation

Si le nombre de pratiquants de l’équitation ne cesse d’évoluer aussi bien en France que dans le monde depuis des années, ce n’est pas un hasard. En effet, la pratique de ce sport ou loisir a de nombreux bienfaits sur lesquels il est important de se pencher quelque peu.

D’une part, l’équitation peut se pratiquer seul ou en groupe. Il est donc un excellent facteur de cohésion sociale. Sur le plan physique, l’équitation est un sport très complet. En effet, toutes les parties du corps du cavalier sont sollicitées (dos, membres supérieurs, membres inférieurs, abdominaux, fessiers…).

Elle contribue par ailleurs au bien-être psychologique du cavalier par la complicité créée entre lui et son équidé. Enfin, l’équitation a l’avantage de se pratiquer à tout âge. Les enfants y portent particulièrement un intérêt. Tout comme dans le cas du chien, s’occuper de son poney permet à l’enfant d’apprendre à se responsabiliser très tôt.

Il acquiert des qualités telles que l’attention, la sociabilité et la persévérance. Il concourt également au développement psychomoteur de l’enfant et lui permet d’être moins enclin à la sédentarité.

D’autre part, l’équitation permet à l’équidé de régulièrement s’oxygéner, car elle est pratiquée en plein air. Aussi, les muscles de l’animal fortement sollicités au cours des exercices permettent à celui-ci de maintenir un niveau de santé robuste.

Cependant, la pratique de l’équitation n’est pas sans risque. En effet, les risques traumatiques et psycho traumatiques ne sont malheureusement pas négligeables. Les accidents sont le plus souvent dus à l’imprévisibilité du cheval.

Même s’ils surviennent plutôt rarement (moins qu’au ski et même au football par exemple), les accidents sont généralement graves en équitation (fractures, contusions à la tête, à l’épaule ou à la colonne vertébrale). D’ailleurs, l’équitation tient le troisième rang des sports les plus dangereux après le parapente et le motocross.

C’est la raison pour laquelle sa pratique est fortement déconseillée aux femmes enceintes, aux personnes à mobilité réduite, mais aussi à celles souffrant de certaines allergies provoquées par le contact avec le pelage ou le plumage de certains animaux.

Différence entre hippologie et éthologie

L’hippologie est la branche de la zoologie qui s’occupe des équidés, notamment les chevaux et les poneys. Elle regroupe toutes les disciplines qui s’intéressent à la santé et à l’organisme de l’animal (biologie, anatomie…). L’hippologie est une science plutôt ancienne.

Elle remonte en effet à la Grèce antique. Mais avec l’évolution de la science et la proximité de l’animal avec l’homme, elle a pris au cours du temps une autre dimension pour s’intéresser aujourd’hui davantage au bien-être de l’animal.

Quant à l’éthologie souvent assimilée à une des branches de l’hippologie, elle se focalise plus précisément sur l’aspect psychologique de la santé des équidés. L’éthologie se propose par exemple d’étudier le rapport de l’animal avec la nature, l’homme et les autres animaux. Elle apporte aussi une interprétation des sentiments de l’animal à travers certaines de ses réactions. L’éthologie a pris une dimension particulière avec le film “l’homme qui murmure aux oreilles des chevaux”.

Quelles sont les différentes disciplines équestres ?

Il existe, comme dit en introduction, plusieurs disciplines équestres. L’équitation est indifféremment pratiquée comme un loisir pour certains (amateurs) et comme un sport de compétitions pour d’autres (professionnels). Nous allons dans ce paragraphe nous intéresser à quelques-unes des disciplines équestres :

Le dressage qui est commun à toutes les disciplines équestres. C’est l’ensemble de toutes les techniques visant à créer une parfaite harmonie avec sa monture. Il permet donc au cavalier de ne «faire qu’un» avec son cheval. Il se base sur plusieurs figures en ligne droite comme en diagonales ;
La course d’obstacles quant à elle décrit un parcours d’obstacles que le cavalier doit franchir avec l’animal. C’est la discipline équestre la plus pratiquée. Les obstacles sont de plusieurs types (oxers, barres au sol, croix…) ;
Le concours complet ou CCE qui se pratique que lors des concours équestres. Il regroupe plusieurs épreuves telles que le dressage, le routier, le steeple-chase, le cross et le saut d’obstacles. Cependant, le routier et le steeple-chase y ont été supprimés depuis 2004 ;
L’endurance dont l’objectif est de jauger l’endurance de l’animal sur une longue distance. C’est une épreuve très populaire ;
Le TREC (techniques de randonnée équestre de compétition) qui est un ensemble d’épreuves équestres effectuées au cours d’une même compétition et dont l’objectif est d’apprécier les liens entre le cavalier et son cheval ;
L’equifeel qui est un ensemble de tests visant à améliorer la complicité entre le cavalier et son équidé. Ils s’effectuent à pied ;
Le polo, un sport équestre très connu qui oppose deux équipes de 4 joueurs et dont l’objectif est d’introduire une petite boule en plastique ou en bois dans le but de l’équipe adverse en se servant d’un maillet à long manche.
Il existe bien d’autres disciplines équestres. On pourrait autant citer le horseball, la chasse à cours, l’attelage, la voltige en cercle ou encore le reining.

Les courses hippiques

Les courses hippiques sont des courses qui opposent plusieurs chevaux montés chacun par un jockey. On distingue la course au galop (avec ou sans obstacle) et la course au trot attelé. Les courses hippiques sont apparues dès la plus haute antiquité. Elles ont particulièrement été pratiquées en Grèce et à Rome au cours des siècles passés.

Aujourd’hui, on organise des courses hippiques partout en Europe et dans le monde. Quant aux hippodromes, ils sont très répandus, notamment en France et au Royaume-Uni où ils sont les plus nombreux. On en recense quelques-uns aussi en Afrique, notamment en Afrique du Sud et en Tunisie. Il existe aujourd’hui près de 300 hippodromes en France. Le plus célèbre est celui de Vincennes. On dénombre plus de 18000 courses chaque année dans l’hexagone. Les courses hippiques génèrent chaque année des dizaines de milliards de dollars de recettes dans le monde. En France par exemple, elles ont généré environ 10 milliards d’euros rien qu’au cours de l’année 2012.

Monter à cheval

L’équitation est un loisir passionnant qui attire de plus en plus de monde. Les statistiques publiées chaque année par la fédération française d’équitation (FFE) prouvent d’ailleurs l’engouement que suscite de plus en plus cette discipline, surtout auprès de la gent féminine. Les amateurs comme les professionnels suivent presque tous un parcours classique. La première étape étant de s’inscrire dans l’un des nombreux centres équestres du pays, vous en trouverez forcément dans votre ville ou dans votre département. Pas besoin d’avoir un physique type en particulier !

L’apprentissage se déroule sous la supervision d’un moniteur expérimenté qui vous permettra de franchir sans grandes difficultés les différentes étapes devant faire de vous un excellent cavalier. Il contribuera notamment à vous apprendre progressivement comment dominer votre peur, faire un avec l’animal, monter en scelle, maîtriser les différents allures et galops… Enfin, il existe dans tous les centres équestres des poneys prévus pour l’apprentissage des enfants de 6 à 13 ans.

Acheter un cheval

Le rêve de tout cavalier est de posséder un jour son propre cheval. Vous pourrez aussi en disposer si vous le désirez. Mais avant, il est important d’être conscient de toutes les contraintes liées au fait de détenir un cheval. En effet, comme tout animal de compagnie ou domestique, il exige un minimum de soins (nourriture, soins vétérinaires…). Dans le cas particulier du cheval, il faut ajouter les frais d’hébergement si vous comptez confier son entretien à un centre équestre (ce qui est d’ailleurs préférable si vous ne vous y connaissez pas suffisamment).

Quant au prix proprement dit, vous devez savoir qu’il dépend de plusieurs paramètres :
Sa race ;
Sa taille ;
L’entretien dont il a fait l’objet avant la vente ;
L’usage que vous désirez en faire, puisque les chevaux de courses sont les plus chers.
En tout état de cause, le coût d’un cheval varie entre 1.000 et 2.500 euros pour les chevaux de loisirs. Quant aux chevaux de courses, il vous faudra débourser entre 5.000 et 20.000 euros, voire plus de 50.000 euros pour ceux détenant déjà un palmarès. À cela, il faudra prévoir 5.000 à 10.000 euros par an pour les frais accessoires (hébergement, alimentation, soins vétérinaires, frais de dentistes, assurance, cours d’équitation, concours…).

Les métiers liés au cheval

Il existe plusieurs métiers liés aux chevaux. Il est cependant important de savoir que l’on embrasse ces métiers davantage par passion que pour se faire de l’argent. En effet, ils exigent beaucoup d’abnégation. Il existe par exemple beaucoup d’idées fausses sur le métier de jockey pour ne donner que cet exemple. Même si dans certains cas il peut offrir des salaires très attractifs, voire relativement mirobolants, il dépend de plusieurs paramètres (expérience et palmarès notamment).

Nous citerons ci-dessous quelques métiers équestres les plus connus :
Moniteur d’équitation ;
Jockey ;
Éleveur de chevaux, étalonnier ;
Dentiste équin ;
Vétérinaire, dentiste, ostéopathe équin ;
Maréchal-ferrant ;
Sellier ;
Etc.

Les équipements pour monter à cheval

L’équitation comme tout loisir ou sport demande un minimum d’équipements. Il faut distinguer ici l’équipement du cheval et celui du cavalier. Les équipements usuels du cheval sont :
La scelle ;
Le tapis et l’amortisseur ;
Le filet ;
Les protections ;
Les couvertures ;
Etc.
Quant au cavalier, il doit surtout se protéger afin de limiter les risques d’accidents et de traumatisme liés aux chutes. Ses équipements sont :
La bombe ou le casque d’équitation ;
Le gilet de protection ;
Les bottes ou mini-chaps ;
Le pantalon d’équitation ;
Etc.

La santé du cheval

Il est important de veiller à la santé de votre animal, en particulier si vous avez choisi de l’héberger chez vous. Veillez à ce que son carnet de santé soit rigoureusement à jour. Les chevaux sont certes des animaux solides, mais ils sont aussi très vulnérables à certains agents pathogènes qui peuvent les mettre très mal en point, voire causer leur mort.

Les maladies les plus courantes chez les chevaux sont :

L’emphysème ou encore la maladie naviculaire qui, bien que bénignes, peuvent être à la base de l’annulation de la vente de votre cheval ;
La gale de boue, la dermite estivale, mais aussi la fourbure qui sont liées à l’hébergement et provoquées par des agents pathogènes vivant dans l’herbe des prairies ;
La piroplasmose et la leptospirose provoquées par la piqûre de tique.
À ces maladies, il faut aussi prendre en compte le coup de sang lié à un coup de fatigue. Il est fréquent à la suite d’un gros effort dépensé par un animal qui a le plus souvent une activité physique modérée. Enfin, il arrive malheureusement qu’à la suite d’une maladie incurable l’on soit amenée à euthanasier un cheval. D’autres rendent l’âme par mort naturelle.